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Le langage masculin du Manifeste des 343

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Le Manifeste des 343 est écrit dans un style très intellectuel. C’est très structurée, et il reste ses arguments sur les points de la raison. Nous pouvons voir que le style de ce manifeste est contraire à, d’après Hélène Cixous, l’écriture féminine. Parue pour la première fois dans Le rire de la Méduse en 1975, après la publication du Manifeste des 343. L’écriture féminine est une forme d’expression qui a le corps féminin comme origine et il est donc intéressant de noter que ce manifeste–qui parle du corps de la femme–n’utilise pas ce style d’écriture. Elle est contraire au styles d’écriture structurés, en les nommant ‘masculins’: elle s’élève en spirale.

Le Manifeste des 343 n’utilise pas ce style. À mon avis, c’est parce que les auteurs du manifeste voulait “faire preuve d’une capacité de réfléxion nuancée” et pour cette raison elles ont choici d’imiter le style le plus commun, et le fait bien.

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La censure et le Manifeste des 121

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La publication du Manifeste des 121 était censuré pour “l’incitation à l’insoumission”. Pour protester contre cette décision, le revue Temps Modernes a publié deux pages blanches pour symboliser l’absense du manifeste. Nous voyons ici une manière de manifester contre la censure.

Après l’attentat contre Charlie Hebdo, les questions de la liberté de la presse et la liberté de l’expression sont de plus en plus pertinentes pour notre société. Une protestation contre la censure, indiquée par les deux pages blanches, n’est pas le meme chose que la publication du manifeste polémique.

L’importance de la forme de la Déclaration de Droits de l’Homme et du Citoyen

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La forme de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est très simple. Elle se compose d’une préambule et d’une liste. Cette forme est courante dans le contexte judiciaire, et donc elle renforce l’authorité des écrivains. L’usage de la liste confirme la simplicité des droits bien qu’elle utilise toujours un langage judiciaire.

C’est un effet très important et efficace qui crée le sens de légalité et qui donc solidifie la position des révolutionnaires après le défaite de la monarchie l’année précédante. En utilisant cette forme, les écrivains créent un document qui est à la fois facile à comprendre et fiable.

La triade d’Aristote

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Dans l’art du discours, la persuasion est très importante. Pour réussir, il faut convaincre son public avec son discours. Aristote a identifié trois éléments clés d’un discours convaincant.

( Source )

Nous voyons ici avec ce triangle les trois éléments : logos ; ethos ; et pathos. Pour écrire un discours persuasif il faut y avoir tout les trois.

Logos est défini comme “logique” mais ce n’est pas tout. Il y compris aussi les faits qui soutiennent un argument : la preuve de ce qu’on dit.

Ethos fait référence à la crédibilité de l’auteur. Il est nécessaire d’établir l’authorité de l’auteur avant d’essayer de convaincre le public ; sinon, personne ne croit ce qu’on dit.

Pathos est l’aspect humain d’un discours. C’est le rapport entre l’auteur et son public au niveau émotionel. Un bon rapport est essentiel pour convaincre le public.

Pour avoir un discours convaincant, nous voyons ici qu’il faut utiliser une mélange de ces trois éléments. Il est nécessaire d’avoir la preuve pour soutenir son argument ; il faut assurer au public qu’ils peuvent se faire confiance en l’auteur ; et il est essentiel de créer un bon rapport entre l’auteur et le public.

L’usage de la bande dessinée et du dessin animé dans “La Haine”

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Le film La Haine mentionne la bande dessinée Astérix et plusieurs dessins animés. À mon avis, ces allusions renforce deux choses : la place des banlieues dans la culture française et la jeunesse des protagonistes Vinz, Hubert et Saïd.

Les bandes dessinées et les dessins animés sont importants dans deux séquences du film : la séquence qui nous présente un ami de Saïd, qui est surnommé “Astérix” ; et la séquence dans laquelle les jeunes discutent des personnages des dessins animés.

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Quand Saïd sonne à la porte de son ami Astérix, il ne sait pas le numéro de l’apartement : donc il sonne toutes les portes de l’immeuble en cherchant “Astérix”. Tout le monde qui répond à sa question connaît la bande dessinée. Nous voyons donc que cette bande dessinée fait une partie intégrale de la culture française, une partie qui ne connaît pas des classes sociales : la bande dessinée est la même pour la cité et pour la ville. Cela est significatif à cause du thème du film des vrais Français : nous voyons plus tard la déclaration du chauffeur du taxi à Saïd:

Toi, tu t’appelles David ?

(Source: La Haine)

Le film nous présente ce thème aussi dans la séquence dans le commissariat. Les réflexions des policiers sur les prénoms de Hubert et de Saïd sont racistes, aussi que leur traitement d’eux. Encore, le film présente l’idée d’un Français qui n’est ni arab ni noir :

Saïd, c’est français, ça.

(Source: La Haine)

Leur connexion avec la bande dessinée célèbre renforce la francité des jeunes, malgré ce que disent les gens de la ville.

Source )

La discussion des protagonistes sur les personnages des dessins animés nous présente une autre vision des jeunes. Au lieu de leur francité, nous voyons ici leur jeunesse. Les dessins animés sont créés pour les enfants, et donc l’intérêt de Saïd et Vinz dans les personnages nous montre qu’ils restent toujours jeunes. L’audience se rappelle la jeunesse des protagonistes et donc la tragédie de la fin du film est augmentée.

And it should have been longer

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I spoke way, way too soon last week about what my blog will discuss in the next semester. It’s looking more and more like it will indeed be class-focused, and mostly in French, because of the way my French module is being assessed. And since I’ll be doing it for two classes (are they still called classes if they’re separate parts of the same module?), I think I’d be as well off doing them for most, if not all of my classes. I don’t want this to turn into another famous last words, but I will most likely be discussing films on this blog, as three of my modules are pretty film-heavy, and I’ll need to keep it all straight in my head. I will also be discussing French manifestos.

To start, let’s talk a little about Miloš Forman’s The Fireman’s Ball. Honestly, I’m not really sure what to say about it. I enjoyed it, but I watched it once on Tuesday, and I didn’t take proper notes. In my defense, the room was pretty dark. You know, with the film and all. It was enjoyable, but it definitely had a few cringey moments that came across a lot darker than the film intended (*cough*MISOGYNY*cough*). I will need to watch it again, and also go over my notes from previous cinema classes, in order to be able to talk properly about the cinematography and the like.

The context of the class, and why we were watching the film, was a discussion of Soviet-era Eastern European cinema. It was taken as an example of a liberal form of socialist realism. Which sounds pretty complicated. What that boils down to, as far as I know, is that it pays lip service to the policies laid out in the 1934 First Congress of Soviet Writers, but as it is a product of 1967, before the Prague Spring and subsequent crushing thereof in 1968, it doesn’t have the same doctrine sewn through it as other films from the era. Plus, it was directed by a super-famous director, so there was probably an element of “let’s start them off with someone they’ve possibly heard of before” to the choice. (For those who don’t know, like I didn’t, Forman also directed One Flew Over the Cuckoo’s Nest and Amadeus).

…This is probably the main reason that I’m going to be writing about cinema this semester. I actually can’t think of anything to say beyond “it was good. I liked it.” I promise, The Fireman’s Ball, I will learn more, and write you the blog post you deserve.

Les relations mère-fille dans Maryse Condé

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Pour aujourd’hui nous avons discuté trois chapitres du livre “Le Coeur à rire et à pleurer: Souvenirs de mon enfance” par Maryse Condé qui sont “Bonne fête, Maman,” “La plus belle femme du monde,” et “Mots interdits”. Et dedans nous trouvons les thèmes de la relation mère-fille, le statut social, et la verité dans l’écriture: soit l’autobiographie soit l’autofiction.

Dans “Bonne fête, Maman,” Condé nous donne un portrait complet de sa mère pour la première fois. Ce portrait aussi souligne les difficultés de la relation mère-fille. Pour moi, une question intéressante c’est de la relation entre la mythologie et la verité, que Condé nous présente avec son saynète. Condé se compare sa mère et des monstres de la mythologie grècque (Léda et une gorgone) dans ce saynète, mais la comparaison est pour elle toujours favorable. Mais sa mère est blessée par cette comparaison (évidemment) et Maryse trouve l’impossibilité de demander pardon. Voilà la question de la verité:

Pardon? Pourquoi pardon? Tu as dit ce que tu pensais.

Avec cette déclaration de la mère, nous trouvons l’intersection de la mémoire, la verité et la mythologie. Pour la petite Marys, être comparée avec des monstres-là est favorable et elle ne peut pas renier la verité de ce qu’elle a dit. Donc cet episode pour elle est un compte d’une fois qu’elle était malcompris par sa mère. Pour sa mère, c’est la fois que sa fille l’a injuriée à l’occasion de son anniversaire. La mythologie souligne les variances dans l’histoire et les interprétations possibles: comme un mythe est remanié d’innombrables fois, la mémoire est aussi une source de confusion et de remaniement potentielle.