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Les relations mère-fille dans Maryse Condé

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Pour aujourd’hui nous avons discuté trois chapitres du livre “Le Coeur à rire et à pleurer: Souvenirs de mon enfance” par Maryse Condé qui sont “Bonne fête, Maman,” “La plus belle femme du monde,” et “Mots interdits”. Et dedans nous trouvons les thèmes de la relation mère-fille, le statut social, et la verité dans l’écriture: soit l’autobiographie soit l’autofiction.

Dans “Bonne fête, Maman,” Condé nous donne un portrait complet de sa mère pour la première fois. Ce portrait aussi souligne les difficultés de la relation mère-fille. Pour moi, une question intéressante c’est de la relation entre la mythologie et la verité, que Condé nous présente avec son saynète. Condé se compare sa mère et des monstres de la mythologie grècque (Léda et une gorgone) dans ce saynète, mais la comparaison est pour elle toujours favorable. Mais sa mère est blessée par cette comparaison (évidemment) et Maryse trouve l’impossibilité de demander pardon. Voilà la question de la verité:

Pardon? Pourquoi pardon? Tu as dit ce que tu pensais.

Avec cette déclaration de la mère, nous trouvons l’intersection de la mémoire, la verité et la mythologie. Pour la petite Marys, être comparée avec des monstres-là est favorable et elle ne peut pas renier la verité de ce qu’elle a dit. Donc cet episode pour elle est un compte d’une fois qu’elle était malcompris par sa mère. Pour sa mère, c’est la fois que sa fille l’a injuriée à l’occasion de son anniversaire. La mythologie souligne les variances dans l’histoire et les interprétations possibles: comme un mythe est remanié d’innombrables fois, la mémoire est aussi une source de confusion et de remaniement potentielle.